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  • réfléchir??

    150530. la première lettre de Jean est un haut lieu de théologie johannique. Elle connaît bien la fracture qui apparait entre les  chrétiens et même la dramatise : « Mes petits enfants, c'est la dernière heure. Vous avez entendu qu'un anti christ vient et que dès maintenant beaucoup d'anti christs sont présents » (1 Jean 2,18). Et un peu plus loin : « Qui est le menteur sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Voilà l'anti christ, celui qui nie le Père et le Fils. Celui qui nie le Fils n'a pas non plus le Père. Celui qui confesse le Fils a aussi le Père » (2,22-23).

    Nous avons là, les renseignements essentiels sur ce qui est en train de se tramer dans les Églises johanniques et va les travailler jusqu'à les faire exploser. Personne ne peut empêcher les esprits de penser, et la pensée s'est donc développée autour de la foi chrétienne, à propos de questions redoutables :

    Est-il possible que celui qu'on proclame Fils de Dieu soit mort sur une croix comme un vulgaire    mortel ?

    Est-ce vraiment digne de Dieu ?

    Ne vaut-il pas mieux dire que Jésus et le Christ sont deux personnes différentes ?

    Jésus l'homme terrestre est-il bien le Fils divin ?

    Ceux qui vont répondre négativement commencent à ouvrir le chemin qui conduit à la gnose. Ceux qui affirment l'unité intrinsèque entre Jésus et le Fils, en s'appuyant sur la tradition des apôtres, vont se maintenir dans la doctrine de la vérité, comme dit la lettre.( Beaude P.1178)

                Les premiers chrétiens discutaient « qu’est-ce que nous croyons ? »

    Ils ne craignaient pas de se poser des questions !

    Et Toi ?  Et autour de toi ? Où en discutes-tu librement ?

  • conflits

    (lettres de Jean) Nous avions terminé notre lecture du quatrième Évangile en évoquant des divisions dans la communauté, et envisagé que certains groupes johanniques avaient rejoint les Églises dont la figure principale était Pierre, tandis que d'autres partaient vers la gnose. C'est ce problème que nous retrouvons ici : une communauté divisée. Dans l'Évangile, nous avions plusieurs sortes de conflits, et l'un des principaux était avec les juifs de la Synagogue. D'où les discussions violentes entre Jésus et les Pharisiens à propos de l’aveugle-né, ou encore après l'épisode de la femme adultère où Jésus se fait traiter de Samaritain et de possédé (Jean 8,48). Tu ne trouveras plus ce genre de conflit brutal dans les lettres. C'est du passé. Mais c'est un autre mal, plus délicat à traiter, qui se manifeste, car il ronge l'intérieur des communautés johanniques. Les gens se divisent à propos de la personne de Jésus, ce Logos qui s'est fait chair, comme le disait le prologue de l'Évangile. Quel est son rapport au monde de la chair ? Qu'est-il venu faire dans le monde ? A-t-il pris quelque chose du monde ou bien n'est-ce pas un être parfaitement céleste et étranger à tout ce qui est de la Terre ? Questions graves qui conduiront à l'éclatement des communautés fidèles à l'Évangile de Jean. Nées sans doute en Syrie, elles se sont développées jusqu'en Asie, autour d'Éphèse qu'une ancienne tradition relie à la présence de l'apôtre Jean.(Beaude 1176)

     

                La Tradition et le Nouveau Testament sont nés dans  des conflits !!!

    Aujourd’hui, comment participes tu aux conflits, aux discussions violentes dans l’Eglise ? faut-il en provoquer ?

  • vers une église

    "Croire en Jésus Seigneur demandait qu'on renonce aux autres dieux. Un jour où l'autre, le nouveau converti se « détournerait des idoles » comme l'écrit Paul, bouderait donc la religion officielle et déserterait les temples qui étaient au centre de la vie sociale d'une cité. En fait, les convertis à Jésus quittaient la religion des dieux romains sans trouver un autre statut religieux officiel puisqu'ils n'étaient pas juifs et que la Synagogue n'en voulait pas. La nouvelle foi n'avait aucune existence juridique. Et dans l'Empire romain, ce qui n'est pas « religion » (latin « religio ») est « superstition » (« superstitio »). Il n'existe pas d'alternative. C'est le mot qui sera utilisé par les juristes et les philosophes romains quand ils auront connaissance de ce mouvement chrétien en train de se développer : une nouvelle superstitio. Les ruptures radicales des nouveaux convertis avec le mode de vie de tout citoyen apparaissent publiquement. Nous n'en sommes pas encore là quand Paul écrit ses lettres, et peut-être les gens qui se convertissent ne voient-ils pas clairement le problème, persuadés que le Christ apportera très vite un bouleversement radical de toutes les institutions, lors de la venue du « jour du Seigneur ». Mais les problèmes viendront plus tard, comme en témoignent les textes. Pline le Jeune, gouverneur romain, écrit à l'empereur pour savoir quelle attitude adopter envers les chrétiens. Nous sommes autour de l'an 112."  (Beaude P.1079

     

                Ce n’est que progressivement que les 1°chrétiens ont découvert quelle eglise ils avaient à faire!!!!

    Admirons leur courage et la patience de Dieu !

    Quelles ruptures cela te demande de suivre Jésus Christ ?